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Eline ten Haaften
oct. 16, 2020

« Je souhaite simplement contribuer à des solutions innovantes dans le domaine des soins de santé »

Temps de lecture moyen: 5-7 minutes

Young Innovators

Chaque jour, Eline van Haaften collabore avec ses collègues de Research & Development (R&D) à des innovations qui aident les cardiologues à examiner l'intérieur des vaisseaux sanguins. Eline consacre tous ses vendredis après-midi chez Philips à la recherche scientifique sur une maladie cardiaque qui est encore difficile à détecter avec la technologie actuelle.

 

Eline a décroché son doctorat avec distinction à l'âge de 27 ans et s'est vu décerner des prix de l'Unesco et d'une organisation internationale de biologie cardiovasculaire (ISACB). L'hebdomadaire Elsevier Weekblad a récemment cité Eline comme « l'une des trente personnes les plus influentes de la décennie à venir ».

 

Cela dit, elle garde les idées claires. « Je souhaite simplement contribuer à des solutions innovantes dans le domaine des soins de santé. Et ce que nous réalisons chez Philips a un impact direct sur la pratique clinique. » Elle révèle également son secret : que faut-il faire pour donner un tel élan à sa carrière ?

Eline van Haaften

Commençons par le commencement : de quel sujet traite votre thèse de doctorat ?

« Selon la description officielle, j'ai développé un bioréacteur qui imite la circulation sanguine dans le corps humain. Ce bioréacteur permet d'identifier les causes possibles de défaillance des vaisseaux sanguins créés en laboratoire. Ces connaissances peuvent être mises en œuvre pour concevoir correctement un vaisseau sanguin qui, après implantation, stimule le corps à régénérer les tissus. »

Comment cela fonctionne-t-il dans la pratique ?

« Un vaisseau sanguin défaillant doit parfois être remplacé, de préférence par un vaisseau propre à l'organisme. Mais des vaisseaux ne sont pas toujours disponibles et le médecin doit donc se rabattre sur une variante synthétique. De nombreux travaux de recherche se penchent actuellement sur une alternative qui recourt à un « scaffold », c'est-à-dire un moule en plastique de la forme d'un vaisseau sanguin implanté chez le patient. Dans de bonnes conditions, les cellules propres du corps viennent s'y fixer. Ces cellules décomposent le « scaffold » et forment en même temps un tissu endogène. Il reste donc un vaisseau sanguin complètement organique. » 

 

« Mes travaux de recherche portent sur l'application de ce type de vaisseaux sanguins en dialyse rénale. Jusqu'à présent, on utilise souvent un petit tube en plastique, qui se bouche assez vite. Un vaisseau sanguin endogène ainsi créé représente une belle alternative. J'ai développé une méthode pour tester en laboratoire la pression qu'un tel vaisseau peut supporter ainsi que la mesure dans laquelle le débit sanguin a une influence sur la décomposition du « scaffold » et sur la formation de tissu à cet endroit. Lorsqu'on peut simuler tout cela en laboratoire, le développement va plus vite. »

Après votre doctorat, vous vous êtes attelée à la tâche chez Philips. Quel est votre rôle au sein de cette entreprise de technologie des soins de santé ?

« On peut dire que les vaisseaux sanguins constituent le fil rouge de ma carrière, de l'université TU/e à Philips. Je travaille dans le département R&D de Image Guided Therapy Devices. Lors des interventions cardiaques peu invasives, les médecins utilisent des cathéters, c'est-à-dire des petits tubes très fins introduits dans le vaisseau sanguin du patient. Au sein de notre équipe, nous nous concentrons sur le poste de travail relié à ces tubes. »
Eline van Haaften

« Les cardiologues recourent à cette technologie pour examiner l'intérieur des vaisseaux sanguins des patients suspectés de manquer d'oxygène au niveau du cœur. Le logiciel que nous développons aide les médecins à effectuer des mesures au niveau de ces vaisseaux sanguins. Nous élaborons également des applications qui utilisent les radiographies pour obtenir, avec les mesures du cathéter, une meilleure évaluation du cœur. »

 

« Ce qui est bien, c'est qu'à côté de ce travail, je peux consacrer tous mes vendredis après-midi à la recherche scientifique. J'étudie le dysfonctionnement microvasculaire coronaire, un dérèglement qui touche les petits vaisseaux du cœur. La technologie actuelle ne permet pas de détecter facilement la maladie, mais, chez Philips, nous nous attachons activement au problème. »

Avez-vous consciemment choisi de faire carrière en entreprise ? 

« À un moment donné, vous devez choisir ce qui vous intéresse le plus : une carrière universitaire ou une carrière en entreprise. La recherche scientifique m'enthousiasme particulièrement, mais à l'université, vous êtes censé faire d'autres choses à côté de la recherche, comme l'enseignement et la demande de subventions.
Eline van Haaften
L'entreprise m'a plus attirée, surtout qu'il s'agit d'une grande organisation, car on peut y développer son propre savoir-faire et avoir la possibilité de s'épanouir. En fait, Philips a toujours constitué une évidence pour moi, dans la mesure où je voulais travailler dans le domaine clinique. »

Avez-vous une idée de ce que vous souhaitez accomplir dans votre vie professionnelle ? De quelle manière voulez-vous contribuer aux soins de santé de demain ?

« Je souhaite simplement contribuer à des solutions innovantes dans le domaine des soins de santé. Ce que nous réalisons chez Philips a un impact direct sur la pratique clinique. En fait, je viens juste de commencer, donc, comme tout le monde, je suis encore à la recherche de mon rôle et de la façon dont je peux contribuer au mieux au sein de l'équipe. »

Pour conclure : quel conseil donneriez-vous à de jeunes professionnels aussi ambitieux que vous ?

« Passer son doctorat est un dur labeur. Vous devez trouver votre sujet passionnant, ne plus le lâcher et faire preuve d'une grande discipline. Il ne faut pas croire que j'ai toujours été la première de classe ; tout est une question de volonté et de persévérance. Encore une chose : ne jamais remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui, comme se lancer dans une expérience pas toujours facile. Il suffit de s'atteler à la tâche. Cela m'a beaucoup aidé. »

 

Chaque jour, nous sommes à la recherche de moyens pour améliorer la vie de chacun – parfois par petits pas, parfois par de grands sauts. Chez Philips, de nombreux talents œuvrent à des innovations technologiques dans le domaine des soins et de la santé. La rubrique Young Innovators donne la parole à ces innovateurs ; à quoi se consacrent-ils ? Qu'est-ce qui les motive ? Quelles sont leurs ambitions pour l'avenir ?

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Tommie Dijstelbloem

Tommie Dijstelbloem

Woordvoerder Philips Benelux

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