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Gros plan sur l’apnée obstructive du sommeil de position

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L’étude approfondie de l’apnée obstructive du sommeil de position se poursuit

L’apnée obstructive du sommeil de position, ou AOS de position (AOSP), est un syndrome très répandu1 qui nécessite une prise en charge à long terme. Sous-type clinique de l’AOS, elle s’y apparente dans tous les aspects essentiels, si ce n’est que les événements respiratoires se produisent principalement pendant le sommeil en décubitus dorsal. 

Icône de sommeil en décubitus dorsal

50 %

Déterminer si au moins 50 % des apnées et hypopnées se produisent pendant le sommeil en décubitus dorsal. Il est également utile de connaître l’IAH non dorsal.

Soulager les symptômes

 

Le traitement des troubles positionnels du sommeil réduit le sommeil en décubitus dorsal et fait partie des recommandations médicales les plus couramment prodiguées aux patients atteints d’AOS de position (AOSP). Il a été démontré que les dispositifs de thérapie positionnelle réduisent le temps passé à dormir en décubitus dorsal, l’indice d’apnée-hypopnée (IAH) et l’indice de désaturation en oxygène, et qu’ils diminuent par ailleurs la somnolence diurne, ces bienfaits perdurant sur la durée2. 

Diagnostiquer l’AOS de position (AOSP)3,4

 

Une approche simple en deux étapes peut être utilisée pour identifier l’AOS de position (AOSP). Tout d’abord, examinez l’IAH total dans le rapport d’étude du sommeil pour établir la survenue d’au moins cinq événements par heure. Ensuite, déterminez si au moins 50 % des apnées et hypopnées se produisent pendant le sommeil en décubitus dorsal. Il est également utile de connaître l’IAH non dorsal. La plupart des rapports d’étude du sommeil fournissent l’index d’AOS de position (AOSP). 

Icône “53 pour cent”
L’AOSP est très répandue chez les adultes d’âge moyen à avancé.

53 %

L’AOSP était présente chez 53 % de l’ensemble des individus.

26 %

Plus important, une AOSP exclusive (lorsque l’IAH non dorsal est normal) était présente chez 26 % de l’ensemble des individus, et chez 36 % des patients atteints d’AOS1.

75 %

L’AOSP était présente chez 75 % des patients atteints d’AOS.

36 %

Une AOSP exclusive était présente chez 36 % des patients atteints d’AOS1.
Icône cercle bleu 1

L’AOS de position (AOSP) est très répandue.

 

Chez les adultes d’âge moyen à avancé, l’AOS de position (AOSP) était présente chez 53 % de l’ensemble des individus et chez 75 % des patients atteints d’AOS. Plus important, une AOSP exclusive (lorsque l’IAH non dorsal est normal) était présente chez 26 % de l’ensemble des individus, et chez 36 % des patients atteints d’AOS1.

Icône cercle bleu 2

La position de sommeil peut influencer la classification de gravité de l’AOS.

 

6 % des patients sans AOS et 30 % des patients avec une AOS légère sur la base de l’IAH seraient classés dans la catégorie modéré à sévère s’ils avaient seulement dormi en décubitus dorsal5.

Icône cercle bleu 3

Les auto-signalements de la position de sommeil en décubitus dorsal ne sont pas fiables. 

 

Lorsqu’on leur a demandé de prédire leur position de sommeil, 80 % des patients ont mal évalué l’ampleur de leur sommeil en décubitus dorsal ; la proportion de sommeil en décubitus dorsal a été sous-estimée de 21,6 %6.

Icône cercle bleu 4

Les patients souffrant d’AOS de position (AOSP) sont différents.

 

Ils ont tendance à être plus jeunes que les patients souffrant d’AOS non positionnelle et ont un indice de masse corporelle, un tour de cou et de taille et une prévalence d’hypertension plus faibles7.

Icône cercle bleu 5

L’AOS de position (AOSP) peut être traitée de manière insuffisante.

 

Lors de tests d’apnée du sommeil à domicile, les chercheurs ont constaté que l’AOS est positionnelle dans 54,6 % des cas. Les patients atteints d’AOS de position (AOSP) étaient moins susceptibles de recevoir un traitement par PPC.8

Icône cercle bleu 6

Le traitement des troubles positionnels du sommeil est généralement recommandé.

 

En plus du contrôle du poids, la thérapie positionnelle est généralement conseillée.9

Icône cercle bleu 7

L’efficacité des différentes stratégies de traitement de l’AOS de position (AOSP)  varie.

 

L’entraîneur de position de sommeil (SPT) a été plus efficace pour améliorer la qualité du sommeil et la qualité de vie et a enregistré une plus grande observance à un mois par rapport à la technique des balles de tennis.10

Icône cercle bleu 8

Le traitement de l’apnée du sommeil de position et la PPC ont la même efficacité pour faire baisser l’IAH en deçà de cinq événements par heure chez les patients présentant une AOS de position (AOSP).

 

Sur 38 patients atteints d’AOS de position (AOSP), l’IAH est passé sous la barre des cinq événements chez 92 % des patients, contre 97 % avec un traitement de l’apnée du sommeil de position et une PPC, respectivement (p = 0,16).11

Icône cercle bleu 9

L’efficacité du traitement de l’AOS de position (AOSP) est comparable à celle des dispositifs buccaux.

 

Le SPT a été comparé au traitement par dispositif buccal chez des patients présentant une AOS de position légère à modérée (IAH compris entre 5 et 30). L’IAH médian a diminué significativement à 12 mois au sein du groupe SPT, sans qu’aucune différence ne soit observée par rapport au traitement par dispositif buccal. L’observance était similaire entre les deux groupes de traitement.12

Icône cercle bleu 10

Le traitement de l’AOS de position (AOSP) procure des bienfaits après une chirurgie des voies aériennes supérieures.

 

Le SPT a également été étudié chez des patients atteints d’AOS de position (AOSP) résiduelle après une chirurgie des voies aériennes supérieures. L’ajout du traitement par SPT a abouti à une réussite du traitement à trois mois dans 31 % des cas ; le taux d’observance avec le SPT était de 89 %.13

Conclusion

Gardez ces résultats à l’esprit lorsque vous évaluez des patients afin de détecter une éventuelle AOS de position (AOSP). Un diagnostic précoce et un traitement approprié peuvent les aider à retrouver un meilleur sommeil et une meilleure qualité de vie. 

 

Compte tenu de la prévalence de l’AOS de position (AOSP) et de son impact potentiel à long terme sur la qualité de vie, la newsletter Sommeil et soins respiratoires continuera de mettre l’accent sur les stratégies de diagnostic et de traitement thérapeutique de l’AOS de position (AOSP) tout au long de l’année.

Pour obtenir des informations plus approfondies, reportez-vous au résumé de Heinzer R, et al. Prevalence and characteristics of positional sleep apnea in the HypnoLaus population-based cohort (Prévalence et caractéristiques de l’apnée du sommeil de position dans la cohorte basée sur la population HypnoLaus) dans l’édition d’août 2018 du Journal of Sleep Medicine ; 48:157-162.

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1. Heinzer R, et al. J Sleep Med. Août 2018 ; 48:157-162. 

2. van Maanen et al. Sleep. 1er juillet 2014 ; 37(7):1209-15.

3. Oksenberg A et al. J Sleep Res. Avril 2014 ; 23(2):204-10.

4. Morong S et al. Sleep Breath. Mars 2014 ; 18(1):31-7. 

5. Sunnergren O, et al. Sleep Breath. Mars 2013 ; 17(1):173-9.

6. Sorscher AJ, et al. Sleep Breath. Septembre 2018 ; 22(3):625-630. 

7. Oulhaj A, et al. Sleep Breath. Décembre 2017 ; 21(4):877-884.

8. Di-Tullio F, et al. Sleep Sci. Janvier-février 2018 ; 11(1):8-11. 

9. Jackson M, et al. Sleep Med. Avril 2015 ; 16(4):545-52. 

10. Eijsvogel MM, et al. J Clin Sleep Med. 15 janvier 2015 ; 11(2):139-47. 

11. Permut I, et al. J Clin Sleep Med. 15 juin 2010 ; 6(3):238-43.

12. de Ruiter MHT, et al. Sleep Breath. Mai 2018 ; 22(2):441-450.      

13. Benoist LBL, et al. Sleep Breath. Mai 2017 ; 21(2):279-288